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plan du site Articles 2010 - 2009 2009 « pèlerinage sur les pas de Moïse » :     (titres des images : précédent ; suivant ; usage au clavier : flèche gauche et flèche droite ; précédent (clavier : flèche gauche) ; suivant (clavier : flèche droite) ; précédent ; suivant ; usage au clavier : flèche gauche et flèche droite)
» plan du site » Articles » 2010 - 2009 » 2009 « pèlerinage sur les pas de Moïse » : au pays des coptes 3/6 couleur pourpre de l’histoire et, à St Macaire, chez les moines du désert, celle du feu dont brûlent les passionnés de Dieu. AU FIL DU TEMPS, DES PHARAONS AUX PREMIERS CHRETIENS Plus encore qu’un déplacement dans l’espace, le pèlerinage est un voyage dans le temps. Notre retour vers le passé nous a ramené d’abord à l’époque pharaonique. Au musée du Caire, sur le plateau de Guizeh, nous avons évoqué les anciens égyptiens dont Hérodote disait qu’ils étaient les plus religieux des hommes. Quand nous voulons gommer la mort de notre monde, comme le gardien géant des pyramides jumelles, ils la regardaient en face, construisant non des palais pour abriter leurs jours mais des tombeaux, lieux de passage vers l’éternité. L’espérance en celle-ci, symbolisée par la clef de vie, préparait l’adhésion à la Croix, source de vie Nous sommes ensuite partis à travers le désert sur les pas de Moïse, l’enfant sauvé des eaux, le guide puissant et solitaire, le berger dont les yeux de flamme disaient qu’il avait vu plus grand que lui. Mais la plus belle, peut-être, de ces images dessinées par Bible est l’ultime. Sur celle-ci, Moïse s’est effacé et personne, jamais, n’a connu sa sépulture. Fallait-il que Dieu l’aimât pour lui laisser ainsi la plus belle part ! Il est pour toujours en partance, mû par le fervent élan qui le pousse vers la terre promise. Au Caire, devant la mosaïque qui orne l’entrée de l’église al-moallaka, La Suspendue, nous avons fait un nouveau bond dans le temps. Joseph marche aux côtés de Marie, tendre amazone à l’Enfant à jamais juchée sur son âne. C’est la fuite en Egypte qui fait du pays une autre Terre sainte et de Jésus le nouveau Moïse. Trois versets seulement de l’évangile de Matthieu évoquent cet épisode, trois autres le retour en Israël. L’histoire canonique s’arrête là. Pour les exégètes occidentaux, ce voyage est essentiellement symbolique. En Orient, en revanche, la tradition a dessiné très précisément le trajet que la Sainte Famille aurait parcouru durant son exil égyptien. Cette fugue inversée explique pour les coptes que leur sol, foulé par le Verbe incarné, ait accueilli très tôt la Bonne Nouvelle. C’est ainsi que, dans les années 43-48, Marc, le disciple et l’émule de Pierre y fonda l’Eglise d’Alexandrie qui porta de si beaux fruits. Vinrent plus tard Saint Antoine et Saint Pacôme qui inventèrent le monachisme, le premier sous sa forme érémitique, le second sous sa forme cénobitique. Dans les monastères semés dans le désert du Wadi-el-Natroun et sur les rivages de la Mer Rouge les moines perpétuent la Tradition. Ces hommes de silence et de solitude nous ont ouvert les portes de leur retraite. Murs de terre, coupoles arrondies, ces cités de Dieu se fondent dans le paysage. On y entre
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