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Articles 2010 - 2009 2009 « pèlerinage sur les pas de Moïse » : au pays des coptes 1/6 au pays des coptes 2/6 au pays des coptes 3/6 au pays des coptes 4/6 au pays des coptes 5/6 au pays des coptes 6/6     (titres des images : précédent ; suivant ; usage au clavier : flèche gauche et flèche droite ; précédent ; suivant ; usage au clavier : flèche gauche et flèche droite)
» Articles » 2010 - 2009 » 2009 « pèlerinage sur les pas de Moïse » : au pays des coptes 1/6 • au pays des coptes 2/6 • au pays des coptes 3/6 • au pays des coptes 4/6 • au pays des coptes 5/6 • au pays des coptes 6/6 au pays des coptes 2/6 Nous sommes ensuite passés par Alexandrie, la mythique, qui a perdu son phare et reconstruit, magnifiquement, sa bibliothèque. Posée au bord de la Méditerranée, à quelques encablures du Delta, elle se grise d’air marin. Est-ce parce que tout en elle nous conviait aux plaisirs des bains de mer et de la plage ? Plus qu’ailleurs nous avons buté sur le voile qui, comme une lame de fond, a recouvert les têtes des femmes, hormis celles, de ce fait menacées, des chrétiennes. Il y eut encore le désert et la montagne. Désert de pierre et de sable se perdant de tous côtés dans l’infini du ciel. Dans les plaines lumineuses du Wadi-el-Natroun, pas l’ombre d’un nuage; mais, au dessus du Sinaï, les nuées s’amoncelaient et nous avons compris que les Hébreux aient refusé de s’approcher de la montagne fumante dont le sommet enténébré les terrifiait. Encouragés par l’Abouna Michel, toujours optimiste, nous avons été plus téméraires. De nuit, nous avons gravi le Gebel Moussa qui culmine à deux mille deux cent quatre-vingt-cinq mètres. L’obscurité était profonde, trouée seulement par le long ruban que dessinaient les lampes vacillantes des pèlerins. Bousculés par les chameaux, déséquilibrés par le vent glacial qui nous faisait chanceler et nous plaquait contre la roche, nous nous accrochions aux jeunes bédouins qui, de degrés en degrés, nous hissèrent jusqu’au sommet tant désiré. Enveloppés dans des couvertures crasseuses, transis, le souffle court, nous avons attendu, comme au premier matin du monde, le retour de la lumière. Après trois heures d’ascension, l’opacité s’est atténuée et nous avons pu deviner, voilées de bleu, les montagnes de gypse et de granit. Enfin, le soleil s’est levé sur les monts aux flancs de pierre, aux crêtes déchiquetées, tandis qu’éclatait la symphonie des jaunes, des ocres et des bruns. Celle-là même qui accompagna la rencontre de Moïse et de Dieu. Sur le chemin du retour, épuisés mais heureux, nous avons visité le monastère Sainte Catherine dont l’église byzantine est un enchantement et nous sommes arrêtés, car l’Orient est aussi la cour des miracles, devant le Buisson ardent. Il y eut enfin, passé le Canal de Suez, la Mer Rouge, ses coraux et ses poissons, ses belles plages où, après avoir délicieusement lézardé au soleil, nous avons suivi une conférence impromptue sur le monophysisme. Comme la liturgie, chacun de ces lieux a habillé nos messes quotidiennes d’une couleur particulière : couleur de la douceur à Alexandrie, dans la chaleureuse chapelle des Filles de la Charité ; couleur de l’ailleurs au pied du Sinaï, à quelques mètres des pistes où, prétentieux et sautillants, passaient les chameaux ; couleur du bonheur à Charm où nous avons prié les pieds dans le sable, la tête dans les étoiles. Ce fut au Caire, chez les franciscains, la
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