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» Articles » 2010 - 2009 » 2010 : Nos martyrs d’Orient Par Frédéric Pons extrait du site www.valeursactuelles.com le 14 octobre 2010 « N ous sommes aujourd’hui un “petit reste”. » C’est le pape qui l’a dit à Rome, ce 10 octobre, lors de l’ouverture du synode des évêques pour le Moyen-Orient. Il avait prévu d’assister au plus grand nombre possible de débats, jusqu’à la clôture des travaux le 24 octobre. Cette sollicitude papale devait donner du courage à ces Églises souvent oubliées, parfois martyrisées. Les 246 patriarches et religieux de dix pays y ont été sensibles. Dès son premier message, Benoît XVI a fait un tour d’horizon alarmant du “berceau du christianisme”, où les communautés chrétiennes, implantées bien avant l’islam, subissent sa pression étouffante. Soumis par la loi – le statut de dhimmi en fait des citoyens de seconde zone – chassés de force ou poussés à l’exil, les chrétiens d’Orient souffrent d’abord en tant que croyants : « Le phénomène de diaspora vers l’Occident a atteint sa cote d’alerte , souligne le pape. Il constitue la raison majeure de la convocation de ce synode. » La liberté religieuse est au centre des travaux. Dans les États à majorité musulmane, à quelques exceptions près, l’islam est en effet la religion d’État, la charia source de législation. Benoît XVI le regrette : «Les difficultés surgissent du fait qu’en général les musulmans ne distinguent pas entre religion et politique. D’où le malaise des chrétiens de se sentir en situation de noncitoyens, bien qu’ils soient chez eux dans leurs pays bien avant l’islam. Nous avons besoin d’une reconnaissance, qui passe de la tolérance à la justice et à l’égalité. » Actuellement, faute d’aucune réciprocité, le partage et l’œcuménisme recommandés par le Vatican semblent encore très vains. L e synode met aussi en relief les divisions profondes de cette chrétienté d’Orient, affaiblie par ses querelles immémoriales. À Jérusalem par exemple, on compte treize Églises et trois patriarches pour à peine 500 000 fidèles en Palestine et en Jordanie. Le pape a été franc : « Vous devez ranimer la communion entre les Églises, afin de donner un témoignage commun efficace. » Relayant la peine de certains religieux orientaux devant l’indifférence de l’Occident à leur égard, le pape a fustigé lui aussi ces « gouvernements laïques, de plus en plus opposés aux principes de la foi chrétienne » . Dès sa première audience générale sur la place Saint-Pierre après son élection, il avait tenu à préciser le sens de son nom de pontificat : Benoît, en référence au saint patron de l’Europe, « un point de repère fondamental pour l’unité de l’Europe et un rappel puissant des incontournables racines chrétiennes de sa culture et de sa civilisation » . Certains “pères synodaux” affirment que le silence occidental encourage les forces de mort et d’exclusion. Beaucoup disent que le refus des Européens d’inscrire le rappel de leurs racines chrétiennes dans la Constitution de l’Europe leur a asséné un coup de poignard dans le dos. Frédéric Pons
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