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» plan du site » Articles » 2010 - 2009 » 2010 : SYNODE POUR LE MOYEN-ORIENT Intervention au Synode de S. B. Antonios Naguib, rapporteur général En Orient, la montée d’un islam politique affecte les chrétiens ROME, Mardi 12 octobre - S. B. Antonios Naguib, patriarche d'Alexandrie des Coptes d'Egypte et rapporteur général du synode, a évoqué la « montée de l'islam politique » qui, depuis une trentaine d'années, constitue une « menace » pour les chrétiens du monde arabe. Dans cette intervention prononcée à l'ouverture des travaux du Synode, le 11 octobre, le rapporteur général du Synode a souhaité pour ces pays une « laïcité positive » qui distingue le politique du religieux. Devant les pères synodaux et Benoît XVI, présent dans la Salle du Synode, S. B. Antonios Naguib a estimé que « l'islam politique » voulait imposer « un mode de vie islamique à tous les citoyens, quelquefois par la violence ». « Il constitue donc une menace pour tous, et nous devons ensemble affronter ces courants extrémistes », a-t-il ajouté. Il a aussi rappelé que si « l'égalité des citoyens est affirmée dans toutes les Constitutions », dans les États à majorité musulmane, « à part quelques exceptions, l'islam est la religion d'État, et la charia est la source principale de la législation ». A ses yeux, les difficultés dans les relations entre chrétiens et musulmans viennent du fait que « les musulmans ne distinguent pas religion et politique ». Il est important d'expliquer « le sens d'une laïcité positive, qui distingue le politique du religieux », a-t-il ajouté en évoquant « le malaise des chrétiens » qui se sentent « en situation de non-citoyens, bien qu'ils soient chez eux dans leurs pays bien avant l'islam ». « Les chrétiens sont dans leurs pays des ‘citoyens natifs', membres de plein droit de leur communauté civile », a ajouté S. B. Antonios Naguib. « Leur présence et leur participation à la vie du pays sont une richesse précieuse, à protéger et à maintenir ... Une laïcité positive permettrait à l'Église de donner un apport efficace et fructueux, et aiderait à renforcer la citoyenneté de tous les membres du pays, sur la base de l'égalité et de la démocratie ». Liberté de religion et de conscience Dans la plupart des pays du Moyen-Orient, la liberté religieuse est « garantie par les constitutions », mais parfois, « certaines lois ou pratiques en limitent l'application », a-t-il regretté. Le rapporteur général du Synode a aussi évoqué l'absence de « liberté de conscience, basée sur le libre choix de la personne », qui « entrave le choix libre de ceux qui auraient voulu adhérer à l'Évangile » et qui craignent « des mesures de vexation pour eux-mêmes et pour leurs familles ». Chrétiens et musulmans : ensemble pour le bien commun Dans cette longue intervention, le haut prélat a enfin évoqué la nécessité que musulmans et chrétiens, comme citoyens, agissent « ensemble pour le bien commun ». « Les raisons de tisser des rapports entre chrétiens et musulmans sont multiples. Tous sont concitoyens, partagent la même langue et la même culture, ainsi que les joies et les souffrances... En outre, les chrétiens ont la mission de vivre comme témoins du Christ dans leurs sociétés », a-t-il affirmé. Il est nécessaire de donner « la première place au dialogue de vie, qui offre l'exemple d'un témoignage silencieux éloquent, et qui parfois est l'unique moyen de proclamer le Royaume de Dieu », a-t-il estimé. Le « rôle historique » des fidèles du Moyen-Orient ROME, Mardi 12 octobre - S. B. Antonios Naguib, patriarche d'Alexandrie des Coptes d'Egypte et rapporteur général du synode, a souhaité évoquer avec force le « rôle historique » des chrétiens présents au Moyen-Orient, souvent contraints à émigrer pour des raisons politiques et économiques. « Les pasteurs devraient rendre les fidèles plus conscients de leur rôle historique », a-t-il affirmé. « Ils sont porteurs du message du Christ à leur pays, même dans les difficultés et les persécutions... Leur absence affecterait gravement l'avenir», a-t-il ajouté. Dans cette longue intervention prononcée à l'ouverture des travaux du Synode, le 11 octobre, S. B. Antonios Naguib a constaté l'accentuation de l'émigration des chrétiens dans les pays du Moyen-Orient. « Les situations politico-sociales de nos pays ont leur répercussion directe sur les chrétiens, qui en sentent plus fortement les conséquences négatives », a expliqué S. B. Antonios Naguib en évoquant la vie « très difficile, parfois insoutenable » des chrétiens arabes dans les Territoires Palestiniens et la « situation tragique » des chrétiens irakiens. Parmi les causes de cet exode : « le conflit israélo-palestinien, la guerre d'Irak, les situations politiques et économiques, la montée du fondamentalisme musulman, et la restriction des libertés et de l'égalité ». « Les jeunes, les personnes instruites, et les gens aisés, sont les plus nombreux à partir, privant l'Église et le pays des ressources les plus valables », a ajouté le rapporteur général du synode en invitant les « responsables politiques à affermir la paix, la démocratie et le développement, pour favoriser un climat de stabilité et de confiance. » « Ne crains pas, petit troupeau ! » « Nous sommes aujourd'hui un ‘petit reste' », a estimé le patriarche, « mais notre comportement et notre témoignage peuvent faire de nous une présence qui compte ». « Les conflits et les problèmes locaux, ainsi que la politique internationale, ont généré dans la région le déséquilibre, la violence, et la fuite vers d'autres terres. » « Face à la tentation du découragement », il a invité à se souvenir que les chrétiens d'Orient sont « disciples du Christ ressuscité, vainqueur du péché et de la mort ». « Il nous répète : ‘Ne crains pas petit troupeau' (Lc 12, 32) ». « Par Lui, avec Lui, et pour Lui, nous avons un avenir ! Avec Lui et par Lui, nous pouvons porter nos croix et nos souffrances ». S. B. Antonios Naguib a enfin souhaité que ce Synode permette « à l'Esprit de faire bouger nos Églises ». « Nous avons confiance que ne sera pas seulement un événement passager ».
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