Présentation
Chapelle
Sacrements
Articles
Photos
Livre d'or
à propos
plan du site
accueil • Présentation • Chapelle • Sacrements • Articles • Photos • Livre d'or • à propos plan du site
Articles 2016     (titres des images : précédent ; suivant ; usage au clavier : flèche gauche et flèche droite ; cliquer pour agrandir ; précédent (clavier : flèche gauche) ; suivant (clavier : flèche droite) ; précédent ; suivant ; usage au clavier : flèche gauche et flèche droite)
» Articles » 2016 » 1er et 2me semestres : Interview : Famille Chrétienne, 22 janvier 2016 page d'origine du journal : http://www.famillechretienne.fr/politique-societe/monde/mgr-chafik-le-peuple-egyptien-s-est-reveille-185695 Mgr Chafik : « Le peuple égyptien s’est réveillé » ARTICLE | 22/01/2016 | Par Joseph Vallançon Mgr M Chafik Mgr Michel Chafik Mgr Michel Chafik, recteur de la Mission copte catholique de Paris est Égyptien. Cinq ans jour pour jour après les événements de la place Tahrir (révolution du 25 janvier) ayant abouti à la démission du président Hosni Moubarak et à une libéralisation du régime, il revient pour nous sur la situation de son pays. Après les « soubresauts » qu’elle a connus ces dernières années, l’Égypte va-t-elle mieux ? Ah oui ! Le problème en Égypte, ça n'est pas la religion, c'est l'économie. Mais celle-ci a besoin de stabilité. Sans stabilité et sans sécurité, personne ne viendra dans notre pays pour le visiter ou pour y investir. Jusqu’à présent, les Frères musulmans ont tenté de déstabiliser le pays et son économie en frappant le tourisme. Ce dernier représente l'une des ressources majeures du territoire. Pour certaines villes, c’est la principale source de revenus. C’est le cas de Louxor, et de bien d’autres lieux fréquentés. L’armée est-elle vraiment nécessaire pour apporter la paix en Égypte ? Peut-elle rester en place sans porter atteinte à la démocratie ? L'armée est là. La police est là. Et le maréchal Abdel Fattah al-Sissi, aujourd’hui à la tête du pays, commence à mettre de l'ordre. Pour avoir une démocratie stable, vous, les Français, vous avez mis deux cents ans. Il faut laisser le temps au nouveau pouvoir. Le maréchal Fattah al-Sissi vient d'arriver, avec un héritage dur et difficile : éducation, infrastructures détruites, chômage (il y a plus de 30 ou 40 % de chômeurs). Donc, il faut laisser le temps et une chance à ce pouvoir. Mais ce président de la République arabe d’Égypte n’est-il pas trop autoritaire ? Il n'a pas de recette magique pour changer le pays en un jour et demi. Le maréchal Fattah al-Sissi vient par exemple d'ouvrir une nouvelle branche du canal de Suez : c’est un projet colossal ! Ce genre de projet, comme beaucoup d’autres, demande du temps pour être mis en place ! Nous venons d'acheter des Rafales, car Al-Qaeda menace l’Égypte. Le Hamas, notre proche voisin, alimente lui-même le terrorisme. Et de l'autre côté, en Libye, pays limitrophe, les armes se vendent comme des petits pains. Après la mort de Kadhafi, une quantité d'armes incroyable ont été mises en circulation. Ce contexte et cet environnement nécessitent du temps et de l’énergie pour qu’une action puisse porter du fruit. Selon vous, le maréchal Fattah al-Sissi est donc l’homme de la situation ? C’est un homme charismatique qui essaye de s'occuper de son pays, de développer l'économie et d'attirer les investisseurs. Mais aussi de relancer le tourisme pour faire diminuer le chômage. Nous venons de découvrir que nous avons beaucoup de gaz, ce qui peut nous mener dans le top 3 des pays producteurs. Le pétrole est lui-même une carte à jouer. Même si, aujourd'hui, la priorité de Sissi est la sécurité. C'est le seul président dans toute l'histoire de l'Égypte qui est allé chez les Coptes pour les féliciter le jour de leur fête. Et sa politique avec les minorités religieuses coptes ? Que fait-il ? C'est le seul président dans toute l'histoire de l'Égypte qui est allé chez les Coptes pour les féliciter le jour de leur fête. Beaucoup de membres des Frères musulmans et de salafistes interdisent à leurs compatriotes (sur Internet ou à la télévision) de venir nous souhaiter de joyeuses fêtes, une joyeuse Pâques, un joyeux Noël. Ils lancent des fatwas parce que, disent-ils, c'est interdit par la foi musulmane. Or, Sissi lui-même est venu pour féliciter les évêques, les prêtres et le peuple lors de la fête de Pâques, l’année dernière, et tout récemment, le 6 janvier 2016. C’est un geste remarquable. Y a-t-il plus de sécurité aujourd’hui ? Davantage, oui. Le pays est grand, il y a encore quelques enlèvements avec des demandes de rançons très élevées exigées par les Frères musulmans. Mais ceux-ci sont en nette diminution. On a l’impression, à vous entendre, que tout va mieux dans le meilleur des mondes ? Le peuple égyptien s'est réveillé, il ne recule plus, il a senti la liberté. Le peuple est sorti. Et la politique, auparavant réservée à quelques élites, est maintenant ouverte. Des députés coptes ont même été élus au Parlement. Nous attendons les travaux de l'Assemblée nationale pour changer les lois édictées par les Frères musulmans. Quand Sissi est venu à notre rencontre, le 6 janvier dernier, il s'est excusé du retard de l'armée à réparer les églises détruites. Il nous a dit, en gros : « Donnez-moi un an et je réparerai vos églises, vous aurez aussi l'autorisation d’en construire de nouvelles. » À ce jour, l'armée en a déjà rénové plusieurs. Il y a donc de sérieuses raisons pour les chrétiens égyptiens de soutenir ce pouvoir en place. Joseph Vallançon
Bienvenue à l'église
Notre Dame d'Égypte