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Articles Coptes catholiques en France * : Les coptes catholiques L’épreuve de l’exil Le soutien de la Mission à la diaspora La Mission, pont entre l’Orient et l’Occident notes - références - historique des lieux et des personnes     (titres des images : précédent ; suivant ; usage au clavier : flèche gauche et flèche droite ; précédent ; suivant ; usage au clavier : flèche gauche et flèche droite)
» Articles » Coptes catholiques en France * : Les coptes catholiques • L’épreuve de l’exil • Le soutien de la Mission à la diaspora • La Mission, pont entre l’Orient et l’Occident • notes - références - historique des lieux et des personnes Le soutien de la Mission à la diaspora Dans la solidarité et la charité En France comme en Égypte, l’Église est l’âme de la communauté. Le clergé envoyé pour accompagner la diaspora inspire d’abord le réseau de solidarité qui vient en aide aux plus démunis. C’est ainsi que la communauté accueille, dès leur descente d’avion, les nouveaux venus, les aide à trouver un logement, un travail et les accompagne dans les méandres des démarches administratives. Le soutien de la diaspora permet de supporter le choc premier de l’immigration, de trouver de nouveaux repères , de renaître après la petite mort de l’exil. Famille de substitution, mémoire du passé et image rassurante de l’avenir, elle est un pont jeté entre le pays qu’il a fallu quitter et celui, si hospitalier, où il convient de s’intégrer au plus vite. A chaque étape de cette aventure qu’est l’émigration la communauté aide, dans la mesure de ses moyens, matériellement et affectivement ceux qui sont dans le besoin. Accueil chaleureux, présence fraternelle : on retrouve là le sens de l’hospitalité orientale mais transcendé par le message évangélique, la charité qui est, comme aime à le répéter Benoît XVI, « la Magna Charta de l’ensemble du service ecclésial ». Dans la transmission de la foi et sa nécessaire évolution Le rôle pastoral de la Mission est essentiel. Et particulièrement délicat. Du fait de l’éloignement géographique des fidèles et de leur dispersion, son Recteur ne peut guère les réunir qu’une fois par semaine. L’exiguïté des locaux empêche en outre de prolonger autant qu’il le faudrait la Saint messe par un temps de convivialité et d’enseignement. Il y a bien, à Notre Dame d’Égypte, une école du dimanche mais qui court à l’essentiel, au risque parfois d’une simplification excessive du message catéchistique. Si ceci peut gêner les parents, restés très orientaux dans leur conception du temps, les enfants élevés dans une société chronophage s’en accommodent mieux. Ils sont par ailleurs incités à s’ouvrir à l’Église de France, à profiter de tout ce qu’elle propose à ses jeunes. Les adolescents de Notre Dame d’Égypte participent à chaque rassemblement du Frat quand leurs aînés sont des habitués des JMJ. La Mission a pour vocation d’encourager les fidèles à perpétuer leur tradition, à transmettre à leurs enfants déracinés le témoignage de la spiritualité copte tout en assimilant la culture de leur pays d’adoption et de son Église. Elle doit aussi soutenir les adultes désorientés par la laïcisation de la société occidentale et menacés par le matérialisme ambiant. Pour éviter qu’ils ne se perdent, ne se dissolvent dans la société de consommation, le prêtre doit réveiller les consciences, rappeler, inlassablement, le message du Christ et faire évoluer la foi des fidèles. En Égypte, la foi allait de soi. Elle se transmettait tout naturellement de père en fils, de mère en fille, comme une bonne, une merveilleuse nouvelle. Il s’agissait d’une foi inconditionnelle, toute à la fois simple et naïve, portée par la famille et la communauté. En France, les choses sont bien différentes. La foi est un choix, un engagement individuel qui conjugue trois éléments : l’intelligence d’abord- rappelons à ce propos ces mots que l’on attribue à la petite Bernadette de Lourdes : « la foi du charbonnier, monsieur, pour tout autre que le charbonnier, quelle insulte à Dieu ! » ; la volonté ensuite mais qui ne suffit pas comme le rappelait Saint Paul : « le bien que je veux faire, je ne le fais pas ; le mal que je ne veux pas faire, je le fais » ; la grâce enfin, qui éclaire l’intelligence est fortifie la volonté. Dans la fidélité à la tradition et à la liturgie de Saint Basile Cette nécessaire évolution dans la foi ne peut s’accomplir que dans la fidélité, sans cesse réaffirmée, à l’Église de Marc, fondement de l’identité copte. En assistant à une célébration on comprend que l’Église copte n’est pas une variante folklorique de l’Église latine. En communion avec Rome, elle reste attachée à ses rites ancestraux, à sa liturgie où les fidèles retrouvent cette intimité respectueuse avec le sacré qui, depuis la nuit des temps, est pour l’égyptien le fondement, la racine de son existence. Sur le fond la prière est toujours la même car elle nous vient du Verbe fait chair. En la forme elle est différente comme le sont nos cultures et nos spiritualités, et c’est bien la richesse de l’Église universelle que de savoir dire une seule fois selon des rites variés. - Les caractéristiques de la liturgie copte Reflet de sa très riche histoire, la liturgie copte est tout-à la fois monastique, pneumatique, mariale et symbolique. Héritage da la tradition monastique, la messe copte présente un caractère communautaire et participatif très marquée. Ainsi elle est moins vécue comme un temps de prière individuel que comme le rassemblement, en pleine communion de la communauté ecclésiale. C’est pourquoi il n’est célébré en général qu’une seule messe, le dimanche. De même, en signe de l’unité de l’assemblée, le prêtre ne consacre qu’un seul pain, le « corban »- « vous êtes un seul corps car vous avez mangé un seul pain »- qui ne sera divisé qu’au moment de la communion. Église monastique, le moins, à travers l’ascèse, la prière et la charité incarnant la conversion au Règne de Dieu, l’Église copte est aussi pneumatique au sens où elle donne une très grande place au Saint-Esprit. C’est Lui qui la fait vivre en fondant tous ses membres en un seul corps, qui est à l’œuvre dans les sacrements , qui est l’origine de l’ordre nouveau instauré par la résurrection du Fils. L’Église copte voue par ailleurs une vénération toute particulière à la Vierge Marie, déclarée « théotokos » au concile d’Éphèse en 431. A la messe, elle est symbolisée par l’encensoir qui, comme elle porta dans ses entrailles le fruit béni, porte le parfum de la Divinité. On retrouve par cet exemple une autre caractéristique de la liturgie copte, particulièrement riche en symboles évoquant par un signe concret, matériel-les cierges, l’encens, les voiles » les réalités spirituelles. Action des grâce de l’Église qui vient adorer son Seigneur et contempler les mystères divins, la liturgie copte resserre les liens entre des fidèles qui vivent intensément le drame eucharistique. L’abondance des lectures, les professions de foi mille et une fois réitérées, la vénération de l’Eucharistie lui confèrent en outre une grande portée catéchétique quand l’encens, prodigué avec abondance, les chants aux accents répétitifs, les psalmodies et le son des cymbales transportent l’assemblée au seuil d’un autre monde. Un sentiment aigu de la majesté de Dieu et de sa proximité se dégagent ainsi de la liturgie de Saint Basile où les fidèles, rassemblés au pied de l’iconostase qui préfigure non pas la séparation mais la transition entre ce monde et le Royaume, appréhendent avec ferveur la présence de l’invisible.
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Notre Dame d'Égypte