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» plan du site » Articles » 2013 » 2013 - 2ème semestre : CONSTITUTION ÉGYPTIENNE télécharger 1 CONSTITUTION ÉGYPTIENNE: MGR ANTONIOS MINA, «NE PAS PARLER DES JUIFS ET DES CHRÉTIENS MAIS DES NON-MUSULMANS» Jeudi 05 décembre 2013. Recueilli par A-B.H.(au Caire) La Croix Evêque de Guiza, Mgr Antonios Mina a été choisi par le patriarche copte-catholique pour représenter son Eglise au sein du comité chargé de rédiger la Constitution. Il souligne les avancées notables du futur texte mais regrette que perdurent certaines incohérences. La Croix : La Constitution à laquelle vous travaillez au sein du Comité des 50 fera-t-elle de l’Egypte un Etat « civil », traitant tous ses citoyens de manière égale ? Mgr Antonios Mina : La Constitution est un texte important, mais elle ne suffira pas à tout changer. Il est vrai qu’elle entérine certains progrès fondamentaux, comme la liberté de croyance, l’égalité de tous citoyens sans distinction de sexe, de race, de religion, et la criminalisation des discriminations. Mais au fond, tout dépendra de son application. L’attitude des hommes qui l’appliqueront sera aussi importante que le texte lui-même. D’autant que l’article 2, en vertu duquel « l’Egypte est un Etat dont la religion est l’islam » et dans lequel « les principes de la charia sont la principale source de la législation », a été maintenu alors que, personnellement, j’étais favorable à sa suppression. En effet, ce n’est pas « l’Etat » qui est musulman, mais la majorité des habitants, ce qui est différent. Mais les mentalités ne sont pas prêtes. Pourquoi les premiers articles – « sur l’identité de l’Egypte » – suscitent-ils tant de passion ? Parce qu’ils touchent la religion et que chez l’Egyptien, qui par nature est religieux, tout ce qui touche à ce sujet a une certaine sensibilité. La rédaction de ces articles a donc pris plus de temps. Nous sommes d’accord pour l’essentiel sur le contenu mais les formules aussi sont importantes. Comment peut-on à la fois affirmer que la religion de l’Etat est l’islam et que tous les citoyens sont égaux ? C’est tout le paradoxe. En soi, l’article 3 qui donne le droit aux chrétiens et aux juifs uniquement de légiférer sur leur statut personnel est déjà une discrimination : qu’en est-il des adeptes d’autres religions ? Nous devrions écrire « tous les Egyptiens non-musulmans ». D’autre part l’article 47 concernant la liberté de croyance donne le droit de construire des lieux de culte aux seuls adeptes des « religions célestes » : c’est aussi une discrimination. 2 Mais là encore, je constate que les musulmans ne sont pas prêts à accepter une vraie et totale égalité. Plus encore que des chrétiens, ils ont peur des chiites et des bahaïs (ndlr : un courant minoritaire au sein de l’islam). Dans la Constitution, nous avons prévu la création d’une Autorité chargée de lutter contre les discriminations, mais en réalité elle ne pourra rien faire contre ces discriminations religieuses… Sauf peut-être concernant la construction de lieux de culte. Certains chrétiens ont demandé des quotas pour la représentation de certaines catégories de la population au Parlement. Qu’en pensez-vous ? En principe, je suis contre les quotas, mais tant que nous ne sommes pas habitués à vivre vraiment démocratiquement, je suis prêt à ce que la Constitution autorise la discrimination positive, pour un ou deux mandats parlementaires par exemple. A mon avis, ils devraient être mise en oeuvre en faveur des femmes, des coptes et des jeunes qui ont participé à la révolution. Le Comité constitutionnel fonctionne sur le principe du consensus. Au fond, pensez-vous qu’un accord avec les représentants d’Al Azhar et le parti Al Nour soit possible ? Oui, je le pense. Il est vrai qu’Al Azhar est sous la pression des salafistes qui l’accusent de trahir l’islam, mais je pense qu’avec l’ensemble des membres du comité, nous avons réussi à convaincre ses représentants que, plus de deux ans après la révolution au cours de laquelle des milliers de manifestants ont réclamé un Etat « civil » il serait nocif de vouloir réintroduire l’article 219, rédigé sous les Frères musulmans pour verrouiller l’interprétations de la charia : cela réveillerait les ardeurs de ceux qui souhaitent faire disparaître toute référence à la loi islamique. Je leur rappelle aussi que la Constitution des Frères musulmans, très islamisante, n’a tenu qu’un an…
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