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» plan du site » Articles » 2013 » 2013 - 2ème semestre : Le pape Tawadros II demande des amendements à la Constitution égyptienne de 2012 Egypte: Le pape Tawadros II demande des amendements à la Constitution égyptienne de 2012 Les Eglises chrétiennes rejettent les visions rigoristes de l'islam Le Caire, 13 septembre 2013 (Apic) Le pape copte orthodoxe Tawadros II a demandé au nouveau président de la Constituante, Amr Moussa, des amendements à l'Article 3 de la Constitution égyptienne de 2012. Le chef de l'Eglise copte a rencontré le 11 septembre 2013 le président du "Comité des 50", qui a entamé les travaux de révision de cette Constitution suspendue par l'armée lors de la destitution du président islamiste Mohamed Morsi. Tawadros II souhaite notamment que les termes "chrétiens et juifs égyptiens" soient remplacés par "non-musulmans". Egypte Rencontre entre Amr Moussa et le pape Tawadros II (Photo: Al Ahram) Les critiques de la Constitution de 2012 estiment que son Article 3 laisse la porte ouverte à la discrimination contre d'autres minorités, comme les chiites et les bahai's, selon le site internet "ahramonline". L'Article 3 stipule que "Pour les chrétiens et les juifs égyptiens, les principes de leurs lois religieuses sont la source principale de la législation dans les questions personnelles et religieuses, ainsi que dans le choix de leurs chefs spirituels". Pour Amr Moussa, la nouvelle Constitution sera "100% civile" Selon l'agence de presse égyptienne MENA, l'Eglise copte a, à plusieurs reprises, dit publiquement qu'elle souhaitait conserver le langage de l'Article 2 de la Constitution de 1971, à savoir que "L'islam est la religion de l'Etat, sa langue officielle est l'arabe, et les principes de la loi islamique (la charia, ndr) sont la source principale de la législation". Les représentants de l'Eglise dans l'assemblée constituante de 2012 – dominée alors par les islamistes – s'étaient cependant vivement opposés à l'Article 219, qui prévoyait que les diverses doctrines sunnites étaient considérées comme des sources d'interprétation pour la charia. Cet article est très critiqué par les Eglises chrétiennes, qui y voient une reconnaissance possible des visions les plus rigoristes de l'islam. Elles demandent donc sa disparition de la nouvelle Constitution. La rencontre entre Amr Moussa et le pape Tawadros II a eu lieu en la cathédrale Saint-Marc d'Abbassia, au Caire, suite aux célébrations de "Nayrouz", le Nouvel An copte. Amr Moussa a rassuré le chef de l'Eglise copte orthodoxe, soulignant que la nouvelle Constitution sera "100% civile". Il a dit son espoir que tous les articles seront acceptés à une large majorité par les membres de la constituante. Le "Comité des 50" minorise les islamistes Le "Comité des 50", chargé d’amender la Constitution suspendue de 2012, a commencé le 8 septembre à débattre de la future magna charta de l’Egypte. Une première mouture avait été soumise fin août au président par intérim, Adly Mansour, par une commission des dix experts en droit constitutionnel. A l’inverse de la précédente assemblée constituante de 100 membres, dominée par les Frères musulmans et les salafistes, l’actuelle constituante est composé essentiellement de personnalités laïques, partisanes d’un Etat laïc et opposées à l’amalgame entre politique et religion. Actuellement, seuls deux membres de la constituante, un salafiste du parti Al-Nour et un ancien des Frères musulmans, aujourd’hui très critique envers la confrérie, représentent l’islam politique. Quant aux trois représentants d’Al-Azhar en son sein, ils sont partisans d’un islam modéré, sans immixtion en politique. La tendance est à la "dé-islamisation" de la Constitution de 2012 Si le courant libéral est cette fois-ci bien représenté dans la nouvelle constituante et si la tendance est à la "dé-islamisation" de la Constitution de 2012, l’Article 2, datant de la Constitution de 1971, devrait cependant être gardé. Il stipule que les "principes" de la charia sont la source principale de la législation. L’article explicatif de ces principes (Article 219) qui réduit la liberté d’interprétation du législateur et de la Cour constitutionnelle, devrait par contre être aboli. Obsédé par le supposé danger d’expansion du chiisme en Egypte, le parti salafiste Al-Nour, à l’origine de cet article, prétendait par là défendre l'orthodoxie sunnite. Mais les libéraux le considèrent comme un moyen d’imposer une interprétation stricte et rigide, voire "médiévale", de la charia, contraire à une vision compatible avec une société islamique moderne, rapporte dans sa dernière édition le journal égyptien francophone "Al-Ahram Hebdo". Plus d'amalgame entre politique et religion Le comité des dix a également supprimé l’Article 4 qui consolidait cette restriction imposée au législateur et à la Cour constitutionnelle. Il accordait à Al-Azhar, la plus haute autorité sunnite, un rôle consultatif sur toute législation touchant à la charia. Le projet de Constitution présenté par le comité des spécialistes en droit constitutionnel a aussi débarrassé la Constitution d'autres dispositions et rajouts d’inspiration religieuse, introduits par les membres islamistes de la précédente assemblée constituante. Il s’agit essentiellement de l’Article 10 prévoyant que l’Etat et la société protègent les valeurs morales, ce qui aurait pu, selon certains juristes, ouvrir la voie à la création d’une police religieuse, de l’Article 44 qui prohibe le fait d’offenser les "prophètes et les messagers" de Dieu, et de l’Article 76 qui autorise la justice à rendre des jugements à partir des textes de la Constitution, et non seulement des lois. Ce qui aurait permis aux juges de décider des peines en faisant référence à des textes constitutionnels relatifs à la charia. Le projet de nouvelle Constitution consolide l'interdiction de faire l’amalgame entre politique et religion et prohibe la formation de partis politiques sur une base religieuse. Ce renforcement marque un retour au langage utilisé dans la Constitution de 1971 et la déclaration constitutionnelle de mars 2011 émise par le Conseil suprême des forces armées lors de son arrivée au pouvoir après la destitution de Moubarak. Les partis islamistes, créés après la chute de l’ancien régime, affirment toujours qu’ils sont des partis civils à cadre de référence islamique et qu’ils n’ont pas l’intention de créer un Etat religieux. (apic/mena/ahram/com/be)
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