Présentation
Chapelle
Sacrements
Articles
Photos
Livre d'or
à propos
plan du site
accueil • Présentation • Chapelle • Sacrements • Articles • Photos • Livre d'or • à propos plan du site
Articles 2013 2013 - 2ème semestre :     (titres des images : précédent ; suivant ; usage au clavier : flèche gauche et flèche droite ; précédent (clavier : flèche gauche) ; suivant (clavier : flèche droite) ; précédent ; suivant ; usage au clavier : flèche gauche et flèche droite)
» Articles » 2013 » 2013 - 2ème semestre : ÉGYPTE : L'heure est à l'espérance ! ci-dessous article provenant du site web www.aed-france.org EGYPTE : L’heure est à l’espérance! Le 12 juillet 2013 Malgré les troubles survenus après la chute de Morsi, faisant plusieurs dizaines de victimes, les représentants religieux égyptiens sont pleins d’espérance : Mgr Kyrillos William, évêque copte catholique d’Assiout en Haute-Égypte, pense que la situation va se calmer et se normaliser progressivement : « Il n’y aura pas de guerre civile. D’ailleurs, qui lutterait contre qui ? Le peuple n’a aucune raison de le faire. Je n’exclue toutefois pas d’actes de violence isolés commis par les Frères musulmans. Mais l’armée et la police sont trop puissantes ». Selon lui, les Frères musulmans sont « invités à s’ouvrir à la réconciliation nationale. » Le patriarche Ibrahim Isaac Sidrak, primat de l’Église copte catholique est lui aussi très optimiste : « Si les Égyptiens en ont seulement la volonté, alors ils pourront surmonter les problèmes économiques et politiques. Nous avons été ici témoins d’événements que nous aurions crus impossibles auparavant. En ce sens, je suis optimiste.J’espère en un État civil garantissant la liberté de chacun », excluant toutefois une relation entre l’État et la religion fondée sur le modèle français. « Nous sommes un pays marqué par la religion. La majorité de la population est de croyance musulmane ou copte orthodoxe. C’est un fait dont il faut aussi tenir compte. » Le patriarche travaille à ce que soient instaurées des modifications concernant les procédures de permis de construction d’églises chrétiennes. Jusqu’à présent, c’est le chef d’État en personne qui devait statuer sur un permis de construire. Souvent, il pouvait se passer dix ans ou plus avant que le demandeur ne reçoive une réponse. Mais une fois ce problème réglé, il pense « qu’il faudrait alors en rester là. » Mgr Thomas, l’évêque copte orthodoxe de Qussia, en Haute-Égypte, a également défendu la destitution du président Morsi par l’armée égyptienne. Il a souligné dimanche : « Ce n’était pas un coup d’État mais une révolution née du peuple. Nous sommes heureux que l’armée ait repris le flambeau. Les chrétiens ont beaucoup souffert sous les Frères musulmans ». Ainsi, en comparaison à l’époque où l’ancien chef d’État Hosni Moubarak était au pouvoir, les poursuites judiciaires de chrétiens ont augmenté de manière significative à cause de la législation sur le blasphème. Par ailleurs, beaucoup de chrétiens ont été enlevés par des islamistes qui ont exigé des rançons pour leur libération. Il y a eu sans cesse des exactions violentes contre des chrétiens et leurs institutions. Dans ces situations, les pouvoirs publics n’ont pas assuré la protection des chrétiens et les plaintes adressées à la police, suite à des incidents à motivations islamistes, sont restées sans suite. « Maintenant, après leur chute, les Frères musulmans nous menacent directement. Nous autres chrétiens constituons une cible facile pour les extrémistes islamiques. Les menaces terroristes par des groupes extrémistes continueront. Notre situation ne s’améliorera globalement qu’à travers la stabilisation de la situation en matière de sécurité dans toute l’Égypte. J’espère en un virage vers des circonstances meilleures. » Du côté des institutions musulmanes, Mahmoud Azab, représentant de l’Université Al-Azhar du Caire, a déclaré ne pas vouloir d’un État islamique en Égypte mais plutôt « un État national et constitutionnel, démocratique et moderne. Les musulmans et les chrétiens d’Égypte doivent bénéficier des mêmes droits, fondés sur leur citoyenneté. » Il ne souhaite pas non plus une laïcité à la française, non applicable à l’Égypte. Selon lui, les questions relatives au statut personnel devraient par exemple être réglées par la charia pour ce qui est des musulmans, et par des réglementations correspondantes de leurs Églises pour les chrétiens. Mahmoud Azab s’est toutefois exprimé formellement contre une interprétation fondamentaliste de la charia. Il a en outre condamné les actes de violence envers les chrétiens. Le dialogue et le respect devraient constituer le fondement des rapports entre les différents groupes sociaux d’Égypte.
Bienvenue à l'église
Notre Dame d'Égypte