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» plan du site » Articles » 2012 » 2012 - 2ème semestre : Une réunion de jeunes coptes au Caire Au Caire, les jeunes coptes s’apprêtent à manifester pour la démocratie Mardi 27 novembre, les opposants au régime ont appelé à manifester contre le décret élargissant les pouvoirs du président islamiste égyptien Mohamed Morsi. Rencontre, la veille, le 26 novembre, avec des jeunes chrétiens décidés à participer au mouvement. Une réunion de jeunes coptes au Caire. Une réunion de jeunes coptes au Caire. Ce lundi 26 novembre, au soir, l’ambiance est fiévreuse au centre social jésuite du Caire où se sont réunis une quinzaine de jeunes coptes, catholiques et orthodoxes. Il n’est question que de la manifestation qui aura lieu le mardi 27 novembre, place Tahrir et dans tout le pays. Chacun calme sa tension en évoquant son analyse de la situation et en grignotant fiévreusement pignons et graines. Comme les autres jeunes du groupe, Sara, étudiante en droit de 24 ans, ira manifester contre le décret du président Morsi annonçant qu’il prendra toute disposition jugée nécessaire pour « la défense de la Révolution ». « Il a pris tous les pouvoirs, l’assemblée constituante qui doit rédiger notre constitution n’a plus aucune validité car la plupart des partis laïques l’ont quittée. Elle n’est plus représentative de l’opinion des Égyptiens. Il n’est pas question que nous revenions à une dictature », dénonce-t-elle. Prendre leur place sur la scène politique. Sara participe chaque semaine à ce groupe qui s’est constitué après la Révolution du 25 janvier 2011 pour réfléchir, avec un dominicain et un prêtre du Prado, à la théologie de la libération et à leur propre engagement dans la société égyptienne. Emblématique d’une génération de jeunes Coptes décidés à sortir de leurs églises et à prendre leur place sur la scène politique. « Au début de la Révolution, se souvient-elle, nous étions comme des enfants qui apprennent ce qu’est la liberté, la démocratie. Aujourd’hui, c’est incomparable : désormais les jeunes ont une conscience politique et ne laisseront plus passer de tels abus de pouvoir ». « Morsi pensait que sa décision allait passer facilement, mais le sentiment de rejet a énormément grandi à son égard ces dernières semaines. On ne peut plus imposer au peuple égyptien ce qu’il ne veut pas », appuie Mikhail. Peur des violences Tous se disent déterminés à rester place Tahrir en se relayant pour des sit-ins jusqu’à ce que le président égyptien se retire. La plupart reconnaissent qu’ils ont peur, ils redoutent les violences, mais cela ne les empêchera pas de descendre dans la rue. « Si vous êtes pris à parti, ne répondez surtout pas par la violence, quittez plutôt la place », conseille le P. Magdi, qui, lui, a choisi de ne pas manifester. Certains évoquent le risque de guerre civile. D’autres pensent que l’armée va profiter des violences pour reprendre le contrôle du pays. D’autres encore redoutent les assassinats des opposants. Le webmaster d’un site très critique des Frères musulmans a été tué, une semaine plus tôt. « Les Frères musulmans n’ont peur de rien, voici quatre-vingts ans qu’ils attendent de concentrer tous les pouvoirs, c’est leur dernière chance », souligne Hamdi. Une alternative cohérente Iman, elle, « regrette que certains évêques orthodoxes aient appelé à descendre dans la rue car il ne faut pas que les fondamentalistes puissent dire que ce ne sont que les chrétiens qui manifestent contre le président ». Pour eux, il n’est pas question de se focaliser sur la question des minorités mais de se battre « pour la justice, pour le respect des droits de l’homme et pour la démocratie ». Milad, son mari, exprime sa lassitude : « Va-t-on devoir tout recommencer : des élections, une constitution ? quand aura-t-on un gouvernement stable ? » « Il ne suffit pas de faire tomber Morsi, reconnaît Sara. Il faut que l’opposition se rassemble et présente une alternative cohérente, sans cela on retombera dans les mêmes travers que les Frères musulmans ». Céline Hoyeau (au Caire)
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