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Articles 2011 2011 - 2ème semestre :     (titres des images : précédent ; suivant ; usage au clavier : flèche gauche et flèche droite ; page précédente ; page suivante ; précédent ; suivant ; usage au clavier : flèche gauche et flèche droite)
» Articles » 2011 » 2011 - 2ème semestre : Une catastrophe pour les coptes ? article venant de www.france-catholique.fr/Une-catastrophe-pour-les-coptes.html repris de : www.valeursactuelles.com/actualit%C3%A9s/monde/une-catastrophe-pour-coptes20111208.html ci-dessous copie d'écran du journal Valeurs actuelles Chrétiens d’Orient. Une catastrophe pour les coptes ? Marie de Douhet le jeudi, 08/12/2011 dans Monde Version imprimableEnvoyer à un ami L’Église copte catholique voudrait se dire optimiste mais elle ne cache pas sa préoccupation devant l’apparition d’un État islamique en Égypte. Entretien avec Mgr Golta. Evêque auxiliaire d’Alexandrie et vicaire du patriarche de l’Église copte catholique d’Égypte, Mgr You­hanna (Jean) Golta est mem­bre du Comité pour le dialogue pa­triarcal international auprès du Vatican et du Comité pour le dialogue islamo-chrétien. Cette interview a été recueillie à la veille des élections. Quelle est l’importance particulière de ces élections ? Nous sommes à un carrefour. Soit nous nous dirigeons vers la civilisation moderne, soit, en cas de victoire des islamistes, nous allons vers une catastrophe religieuse. Quelle sera la place des coptes dans la nouvelle Constitution ? L’Église est toujours en retard. Elle n’a pas formé la jeunesse pour participer à la vie quotidienne. Les coptes ont tou­jours été éloignés de la politique mais, heu­reusement, la jeunesse copte était dans la révolution du 25 jan­vier, contre la volonté du pape Chenouda [primat de l’Église copte orthodoxe, NDLR] et de l’Église. Quel­ques évêques, dont je fais par­tie, encouragent la révolution. Êtes-vous vraiment confiant ? Je suis très optimiste. La révolution est jeune et active. Les coptes demandaient du changement, main dans la main avec les musulmans. Sur la place al-Tahrir, on a célébré aussi bien la messe que la prière du vendredi ! Ce dont nous avons vraiment peur, c’est d’un État religieux, de l’islam politique, pas des citoyens mu­sulmans où il y a beaucoup de modérés. Croyez-vous à la possibilité d’un is­lam politique modéré ? Regardez la Tunisie : le chef des islamistes a déclaré qu’ils ne seront pas fanatiques mais modérés. On va voir. C’est pareil en Égypte. Mais ils ne présentent pas la vérité de l’islam, qui n’accepte pas d’autres religions, qui accepte encore moins d’être la deuxième religion et qui a pour but d’islamiser le monde. Les coptes ont-ils leur place en Égypte ? Ils ont précédé l’arrivée des Arabes et des musulmans, et représentent aujourd’hui la plus grande minorité chrétienne du monde arabe, environ 10 ou 12 mil­lions de personnes sur 85 mil­lions d’Égyptiens. Les gouvernements mu­sul­mans ne reconnaissent que l’Église copte orthodoxe comme Église officielle, malgré le rôle important que jouent les catholiques sur le plan culturel. La majorité des mi­nistres ou des stars du cinéma copte sont catholiques. Omar Sharif par exemple ! Les deux fils de Moubarak ont été à notre école Saint-Georges. Vos relations avec les musulmans ? Si certains versets appellent à faire la guerre aux non-musulmans, d’autres sont plus modérés. Nous avons donc toujours été dépendants de la miséricorde du gou­verneur en fonction de son interprétation du Coran. Les musulmans savent très bien que nous sommes citoyens égyptiens avant tout. Beaucoup de mu­sulmans sont des chrétiens convertis. En général, ils respectent les chrétiens. Ce n’est pas toujours ce qu’observent les médias… Je leur reproche de mettre de l’huile sur le feu et de provoquer l’opinion publique en exagérant les problèmes interconfessionnels. Les problèmes commencent quand les po­litiques s’en mêlent. Mais la recrudescence des persécutions existe ! Emprisonnés pendant des décennies, les dirigeants islamistes sont de retour et reçoivent des millions de l’Arabie Saoudite, car le monde arabe sait très bien que, si l’Égypte de­venait un État civil, libéral, mo­derne, tous les régimes arabes risqueraient de tomber. Les islamistes ont donc les moyens de se montrer nui­sibles. Le problème vient aussi du fait que les crimes à l’encontre des coptes sont rarement punis. Votre communauté est-elle unie ? Elle se partage en deux courants politiques, d’accord sur un point – s’éloigner du giron de l’Église – mais divergents dans leur approche avec les partis musulmans. L’un pense qu’il faut négocier avec les Frères musulmans et s’unir aux modérés. L’autre s’en fiche et veut se présenter comme chrétien copte. Nous avons refusé de créer un parti purement copte car nous serions écrasés par les salafistes et les Frères musulmans. Ce serait diviser l’Égypte et biaiser le but de la révolution du 25 janvier. Nous sommes égyptiens avant tout ! Propos recueillis par Marie de Douhet
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