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» plan du site » Articles » 2011 » 2011 - 2ème semestre : Concert, 14 octobre Mot d’accueil Chers amis, Permettez-moi d’abord de remercier du fond du cœur, les jeunes du Vésinet ainsi que Madame Marie Golhen, leur chef de chœur, qui est à l’origine de cette belle initiative : faire chanter des enfants de France pour des enfants d’Egypte. A vous tous aussi, qui pour être là ce soir, avez renoncé peut-être à un dîner entre amis, à un départ en week-end ou à une soirée cinéma, j’exprime ma profonde gratitude. Je remercie enfin notre curé, le père Pascal Gollnisch, pour son soutien, jamais démenti, aux chrétiens d’Egypte. Je vous laisse maintenant profiter de la première partie du concert. Maintenant que nous nous sommes bien détendus grâce aux beaux chants interprétés par la chorale, permettez-moi d’évoquer ce qui nous réunit ce soir. Les égyptiens aiment leurs enfants plus que tout mais ils ne peuvent, dans bien des cas, subvenir à leurs besoins. Il n’y a pas, comme ici, d’allocation familiale, de prime de rentrée scolaire, de carte de famille nombreuse, de sécurité sociale…Non, chacun en Egypte est abandonné à lui-même. Comment faire face alors à toutes ses charges quand on n’a pas de travail, ou un salaire de misère ? Quand on doit, avec ce salaire de misère, subvenir aux besoins de sept, huit, dix personnes parfois ? Car on a de nombreux enfants chez nous. Parce que, tant chez les musulmans que chez les chrétiens, on répugne à contrôler les naissances. C’est que les enfants sont la seule richesse des parents, la prunelle de leurs yeux et leur unique soutien à l’heure de la vieillesse. Ces enfants, on peine à les nourrir. Le pain, les fèves composent l’ordinaire des repas. Le poisson et la viande sont réservés aux grands occasions, pour les plus chanceux ; les autres, la grande majorité, n’y ont jamais accès. On peine aussi à vêtir les petits. Acheter, pour la rentrée des classes, une paire de chaussures relève, pour bien des familles, de la gageure. Reste le problème de l’éducation. Comment se procurer les livres, qui ne sont pas comme ici fournis aux élèves, les cahiers, les fournitures scolaires ? Donnez à un de ses enfants un crayon papier et vous verrez son visage s’illuminer. Dans les écoles d’état et les écoles coraniques, l’enseignement est gratuit. Le prix à payer est d’un autre ordre. Il a pour nom endoctrinement, extinction programmée de tout esprit critique par la part exclusive donnée à la mémorisation. Il est néanmoins des lieux providentiels où nos enfants sont accueillis, instruits et éduqués dans le respect de l’autre. Les écoles, tenues par les religieux et religieuses catholiques sont des havres de paix ouverts à tous, sans distinction de sexe, de race ou de religion. Je ne dis pas cela parce que je prêche pour ma paroisse, parce que je suis chrétien, catholique, et prêtre de surcroit. Je ne dis pas cela non plus parce que ma sœur, fille de la charité, dirige une école primaire enfouie, comme un trésor, dans un quartier misérable d’Alexandrie. Non, je dis cela, très simplement, parce que c’est vrai. C’est si vrai que les élites musulmanes elles-mêmes n’hésitent pas à inscrire leurs enfants dans nos écoles. Mais ces écoles ne reçoivent aucun subside de l’Etat et sont donc contraintes de demander aux parents une participation aux frais de fonctionnement. Il faut entretenir les locaux, acheter les cars, indispensable en ces temps troublés au bon acheminement des enfants vers leurs établissements, payer les salaires des professeurs, se procurer le matériel indispensable à la transmission du savoir : tableaux, craie, ordinateur… Il faut aussi servir aux petits le seul repas qu’ils prendront dans la journée. Alors, que faire ? Il y a en Egypte un nombre croissant d’enfants qui souffrent de la faim et de la maladie ; un nombre croissant d’enfants qui sont déscolarisés, livrés à eux-mêmes dans une société en crise, en proie à des déchaînements fulgurants de violence. C’est pour eux, pour leur venir en aide que nous sommes réunis ce soir en cette église. Voilà ce que je vous propose. Nous allons, chacun, faire quelque chose pour les enfants d’Egypte. Les enfants du Vésinet vont continuer à chanter, de tout leur cœur, de toute leur âme. Nous allons les écouter et notre écoute montera vers le Père comme une prière. Nous allons encore, si nous le pouvons, bien sûr, réserver le meilleur accueil aux quêteurs qui vont maintenant passer dans vos rangs. Et puis, comme Noël approche et que nous aimons, à cette occasion, gâter nos enfants ou des enfants proches, nous pourrons acheter le CD de la chorale vendu aux profits des enfants d’Egypte à l’issue du concert. « Ce que vous faites pour tous ces petits, c’est pour moi que vous le faites », nous dit Jésus. A tous, du fond du cœur, au nom des enfants d’Egypte, un immense merci. Mgr Michel Chafik Recteur de la Mission copte catholique de Paris
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Notre Dame d'Égypte