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» plan du site » Articles » Chez les Coptes… : Le Carême chez les Coptes Le carême est vécu par les Coptes comme une longue marche vers Pâques. Durant ce voyage spirituel, ils se préparent, par la prière, par le jeûne et la charité, à accueillir la joie de la résurrection. La genèse du carême Toutes les religions invitent au jeûne qui découle vraisemblablement du premier commandement que Dieu adressa à l’homme : « tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance car, le jour où tu en mangeras, tu devras mourir » (Gn 2 :17). Jésus, qui a lui-même jeûné durant quarante jours, ne nous a pas laissé de prescriptions particulières sur le sujet. Bien au contraire, il dénonça à plusieurs reprises le jeûne ostentatoire des Pharisiens : « quand vous jeûnez, ne prenez pas un air sombre comme font les hypocrites » (Mt 6 :16-18). Le jeûne n’étant pas une prescription divine, chaque Eglise l’organise selon sa liturgie et ses coutumes propres. Signe de l’influence exercée par le monachisme, le jeûne, et plus particulièrement celui du carême, tient une grande place dans la vie spirituelle des Coptes. Sa durée et ses modalités peuvent varier, non son esprit : le jeûne purifie, allège et recentre sur l’Essentiel ; en chacun il creuse, par l’ascèse, le désir du Ressuscité. La rigueur du carême dans l’Eglise copte est à la mesure de l’importance accordée à la fête de Pâques. Celle-ci est, bien plus que Noël, la grande fête de l’année liturgique, celle qui fédère toute la communauté. Même si nous ne disposons d’aucune source historique antérieure au IVème siècle, il semblerait que le jeûne du carême relève d’une très ancienne tradition apostolique, mentionnée par St Cyrille le Grand dans ses homélie. Saint Athanase l’instaura pour tous dans son Eglise. A travers ses épîtres pascales, nous suivons l’évolution du carême et du jeûne, limité d’abord à la seule Semaine Sainte, courant ensuite sur six semaines puis, dès 337, sur quarante jours. L’objectif du carême était par ailleurs, en ces temps de la première Eglise, d’amener les catéchumènes à leur baptême, célébré traditionnellement le jour de Pâques. La durée du carême Le début du carême est fixé en fonction de la date de Pâques. Il s’ouvre officiellement un lundi, « le lundi pur », sept semaines avant Pâques, et se referme la veille du dimanche des Rameaux, « le samedi de Lazare ». A ces sept semaines, il convient d’ajouter le jeûne d’Héraclius qui couvre la huitième semaine avant Pâques. On y commémore un vœu que les chrétiens de Jérusalem auraient fait en 628 pour amener l’empereur à exterminer les juifs de la Ville Sainte. Les Coptes aujourd’hui préfèrent expliquer qu’il s’agit d’une compensation pour les samedis et les dimanches de carême durant lesquels le jeûne est suspendu. Quoi qu’il en soit, ce jeûne d’Héraclius fait partie du « Grand Carême » qui dure ainsi huit semaines, soit, en défalquant les samedis et les dimanches, quarante jours. La Loi, les Prophètes et Jésus ont sacralisé ce chiffre que l’Eglise a retenu pour préparer la Pâques et faire mémoire du jeûne du Seigneur. Le jeûne alimentaire Si le jeûne complet ou tayy, طي durant lequel on s’abstient de toute nourriture et boisson, est suivi par les moines et, occasionnellement par les fidèles les plus pieux, l’abstinence ou sawm صوم est très largement respectée. Les règles du sawm consistent à s’abstenir totalement de viande, de laitage, d’huile et de vin, du lundi au vendredi et de se limiter à un seul repas par jour, pris de préférence le soir. Le samedi, jour du Sabbat, et le dimanche, jour du Seigneur, ces règles sont assouplies pour ne pas assombrir la fête. Si la viande demeure interdite, on peut prendre deux repas par jour et accompagner les mets d’huile et de vin. Notons enfin que la communion rompt le jeûne. Durant le carême, les messes sont programmées plus tardivement. L’esprit du carême Le jeûne alimentaire n’est cependant pas une fin en soi. Le carême s’accompagne, et c’est là l’essentiel, de temps de prière, de méditation, d’effort spirituel et d’attention au plus pauvres. Il est une incitation pour les Coptes, membres d’une Eglise martyre, à accepter leurs souffrances, à endurer les persécutions, à prendre leur Croix, chaque jour, pour suivre Jésus. Mgr Michel Chafik Recteur de la Mission copte catholique de Paris
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