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» plan du site » Articles » Dialogue Œcuménique : Œcuménisme 18-25 janvier 2010 Semaine de prière pour l’unité chrétienne « C’est vous qui êtes témoins » * (Luc 24,48) Du 18 au 25 janvier 2010 les chrétiens des différentes confessions prieront pour l’unité de l’Eglise. Le temps fort de cette semaine sera, pour notre paroisse, la célébration œcuménique qui rassemblera, en l’église de la rue Ampère, des représentants des communautés luthérienne suédoise, orthodoxe russe et copte. Tout au long de cette octave pour l’unité, le chapitre 24 de l’évangile de Luc nourrira notre méditation et, plus particulièrement, le verset 48 de celui-ci : « c’est vous qui êtes témoins ». En cette année de la Mission, il convenait en effet de rappeler qu’engagement missionnaire et engagement œcuménique sont indissociables. La prière de Jésus pour l’unité : Lorsque nous prions pour l’unité, nous faisons mémoire des paroles d’adieu de Jésus. Alors qu’Il va quitter ce monde, Il rejoint par la pensée les hommes et les femmes de tous les temps qui entendront son message et se lèveront pour le suivre. Avec tendresse, Il les confie à son Père et fait, de l’unité, l’objet de sa prière : « que tous soient un ! Qu’ils soient un comme nous sommes un, moi en eux et toi en moi » (Jn 17, 21). Etre un, on le découvre ici, c’est être en communion, dans l’amour, du Père et de son Christ ; c’est être en Eglise pour œuvrer à la Mission : « qu’ils soient un pour que le monde croie que tu m’as envoyé » (Jn 17,21). L’unité ainsi comprise n’est pas un luxe, la cerise sur le gâteau dont on pourrait se passer : elle est consubstantielle à la foi, reflet de la réciprocité indicible du Père et du Fils. Cette prise de conscience est à l’origine du mouvement œcuménique, l’un des faits majeurs du 20 ème siècle. Toutes les communautés chrétiennes y sont activement engagées, pour dépasser les divisions du passé et retrouver l’unité de l’Eglise qui, avant que d’être de Pierre ou de Paul, est du Christ. L’œcuménisme en quelques dates : Le terme « œcuménique », qui vient du grec « oikouméné », signifie « la terre entière », « toute la terre habitée ». Il peut renvoyer à l’Eglise catholique toute entière : on parle ainsi de concile œcuménique ; dans une acception plus large, il s’applique à l’unité des Eglises chrétiennes sur toute la terre. L’œcuménisme est né de la Mission au début du 19 ème siècle. L’assemblée qui se tint à Edimbourg en 1910 marque la naissance officielle du mouvement. Elle voulait aider les missionnaires anglicans et protestants à parler d’une seule voix, à renoncer, comme les y incitaient les jeunes Eglises d’Afrique et d’Orient, à tous les « ismes » dans lesquels ils avaient enfermé l’annonce de l’Evangile. La réunion œcuménique d’Utrecht décida en 1938 de la constitution d’un Conseil œcuménique des Eglises, le COE, auquel adhèrent aujourd’hui les principales communautés chrétiennes protestantes et orthodoxes. Celui-ci organise tous les six ou sept ans une assemblée générale où s’exprime la volonté des Eglises membres, tant dans le domaine doctrinal que pratique. L’œcuménisme a éclos plus tardivement au sein de l’Eglise catholique en raison de sa forte conscience d’être l’unique Eglise du Christ dont les autres chrétiens se sont éloignés au cours des siècles : au 11 ème siècle, lors du schisme d’Orient, au 16 ème siècle, lors de la Réforme protestante. Des personnalités catholiques marquantes ont œuvré à cette lente maturation. Parmi elles, l’abbé Paul Couturier qui, en 1935, a donné à la semaine de prière pour l’unité, lancée en 1908 par le pasteur anglican américain Paul Wattson, une ampleur nouvelle. Il la voulait véritablement œcuménique, capable de rassembler par la prière tous les chrétiens, pour « l’unité que Dieu voudra, quand Il voudra ». Le tournant décisif dans l’Eglise catholique romaine est advenu avec le Concile œcuménique Vatican II, annoncé par Jean XXIII le 25 janvier 1959, alors que s’achevait la semaine de prière pour l’unité. Arque boutée jusqu’alors en son pré-carré, l’Eglise a baissé sa garde et s’est ouverte au monde. De cette décentration découle le décret Unitatis Redintegratio sur l’œcuménisme qui marque, en 1964, l’adhésion haute et claire de l’Eglise catholique à la cause œcuménique. Le chemin parcouru depuis est important. Même si l’Eglise catholique n’est pas membre du COE, elle entretient officiellement le dialogue avec l’Eglise orthodoxe, l’Eglise Copte, la Communion anglicane, la Fédération Luthérienne mondiale, l’Alliance réformée mondiale, le Conseil méthodiste mondial et le Mouvement des pentecôtistes. Les fruits de l’oecuménisme Les fruits de ce dialogue sont nombreux : avec les Eglise orthodoxes, l’annulation en 1965 des excommunications réciproques de 1054 ; avec la communion anglicane, « l’accord substantiel » de 1982 ; avec le COE, le document de « convergence » sur « Baptême, Eucharistie et Ministère ». L’œcuménisme cependant ne se réduit pas à ces seules dimensions officielles et doctrinales ; il y a aussi , et c’est ce dont nous témoignons à Saint François de Sales, un œcuménisme spirituel et fraternel qui change les mentalités et s’engage, sans complexe, dans le dialogue interconfessionnel. Quand les autorités responsables des communautés ecclésiales prennent leur temps et pèsent leurs mots, à Chevetogne, à Bose et surtout à Taizé, des milliers de jeunes, de toutes confessions, accourent du monde entier pour vivre, très joyeusement, l’œcuménisme. Le visage à inventer de l’Unité : A quoi ressemblera cette unité, réalisée en la Trinité, et offerte, par la Croix, à l’humanité ? Dieu seul le sait ! Deux voies semblent aujourd’hui exclues. Celle d’abord de l’attentisme, du report de l’unité à l’eschatologie, au miracle que Dieu accomplira à la fin des temps ; celle ensuite, même si la récente réintégration de pasteurs anglicans a suscité quelque inquiétude, du retour au bercail de l’Eglise catholique romaine pour les chrétiens non catholiques. Pour le reste, il faut bien reconnaître que les Eglises ont des visions différentes de l’unité. Quand, pour certaines, le but est de parvenir à la pleine unité, d’autres visent à une pluralité réconciliée. Entre communion et diversité, la voie est étroite. L’unité ne peut donc se réaliser à travers nos seuls efforts. Il faut prier pour son avènement, prier sans fin. Cette prière partagée purifie les mémoires et offre, des divisions passées, une lecture apaisée qui nous prépare à accueillir le don de l’Esprit. Lui seul saura dessiner le visage de l’unité. Mgr Michel Chafik * Cf. Les Cahiers de la paroisse Saint-François-de-Sales –75017 Paris –N° 15 Janvier/Février 2010
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