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Articles Dialogue Œcuménique : Benoît XVI ou La passion de l’unité Œcuménisme   (titres des images : précédent ; suivant ; usage au clavier : flèche gauche et flèche droite ; précédent ; suivant ; usage au clavier : flèche gauche et flèche droite)
» Articles » Dialogue Œcuménique : Benoît XVI ou La passion de l’unité • Œcuménisme Benoît XVI ou La passion de l’unité Benoît XVI Ou La passion de l’unité * « UT UNUM SINT» « QUE TOUS SOIENT UN» La recherche de l’unité est une longue et difficile aventure qui met les Eglises au travail et trouve, immanquablement, les sutures dans l’armure. Elle n’esquive rien mais se heurte toujours à la même impuissance. Belle leçon d’humilité ! L’unité ne naîtra pas de nos œuvres, elle est un don de l’Esprit, qui requiert néanmoins notre entière collaboration. Alors que s’annonce l’octave de prière pour l’unité des chrétiens, il convient d’évoquer son initiateur, le père Paul Watson et, plus encore, de se tourner vers le Christ qui, lors du dernier repas, demanda une seule âme, un seul cœur pour ses disciples : « Que tous soient un. Comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi, qu’eux aussi soient en nous, afin que le monde croie que tu m’as envoyé » (Jn 17, 21). L’unité chrétienne s’enracine dans le mystère trinitaire du Dieu unique que l’Eglise divisée ne saurait convenablement annoncer. Voilà pourquoi, faisant de l’œcuménisme le signe le plus marquant de son pontificat, Benoît XVI s’engage, à temps et à contre temps, en faveur du rétablissement de l’unité pleine des chrétiens. L’unité a à voir avec la théologie, l’ecclésiologie et la vie. Elle a plusieurs degrés. Elle peut concerner la chrétienté dans sa totalité mais aussi, à l’intérieur d’une même Eglise, les relations avec les Eglises sœurs et, en chacune de celles-ci, les liens qui unissent ses membres au successeur de Pierre. Intra domus–Rome dans ses murs Benoît XVI cultive l’unité sous toutes les latitudes et d’abord au plus proche, au sein de l’Eglise catholique romaine. Les mailles filées de l’unité Depuis des années, une épine transperce le cœur de l’Eglise de France. Désireux de guérir la blessure, en janvier 2009 le pape leva l’excommunication de quatre évêques de la Fraternité lefebvristes Saint-Pie X. Cette démarche, préalable nécessaire à la tenue d’entretiens doctrinaux, sema le trouble et, quand éclata peu après la désastreuse affaire Williamson, l’incompréhension fut à son comble. Une meilleure communication de le Curie aurait pu, vraisemblablement, désamorcer la crise. Lorsque le pape s’exprima enfin, le mal était fait. Suspecté de complaisance envers les courants intégristes, il fut cloué au pilori par l’opinion publique. Pour avoir tenté de rattraper les mailles filées de l’unité, il vit son message durablement brouillé. La même démarche, adoptée vis-à-vis des évêques chinois qui avaient été ordonnés sans mandat apostolique semble, en revanche, porter des fruits et réduire le schisme. La lumière de l’Orient Le chemin de l’unité prend parfois des allures de Golgotha. Il peut aussi être baigné de grâce, ce dont témoigna le récent synode des évêques et des patriarches du Moyen-Orient. Lors de ce dialogue à plusieurs voix pour plus de paix, plus d’unité, la proximité de l’Eglise latine et des sept Eglises orientales catholiques réunies à Rome était palpable. Entre les unes et les autres existe une profonde communion de sorte que leur diversité, loin de ternir l’unité de l’Eglise, la rend plus éclatante encore. N’est-ce pas la grandeur de l’Eglise universelle que de savoir dire une seule foi selon des rites variés, résultantes d’histoires, de cultures et de sensibilités différentes ? Pour proposer au monde la tradition chrétienne dans sa plénitude, Benoît XVI invite l’Eglise latine à connaître et vénérer le très riche patrimoine liturgique et spirituel de l’Orient. Extra domus-Rome hors les murs S’il n’est pas aisé de s’entendre à l’intérieur de sa propre maison, à l’extérieur les choses se compliquent encore. De si belles consonances Le lieu où nous sommes le plus près de chez nous, c’est à peine si nous avons perdu nos girouettes de vue, est l’orthodoxie. Sous Jean Paul II, le dialogue avec les Eglises orthodoxes d’Europe orientale avait été difficile. Avec Benoît XVI, le climat s’est apaisé. Il n’est pas anodin que le représentant de l’Eglise orthodoxe russe, devenu depuis son nouveau patriarche, ait été le premier visiteur reçu par le pape après son élection ; C’était le signe qu’en dépit des différences creusées par mille ans de division, les deux Eglises, imperceptiblement, s’étaient rapprochées. La visite de Benoît XVI au patriarche œcuménique de Constantinople vint confirmer ce processus de réconciliation. Entre catholiques et orthodoxes, les consonances sont si fortes que l’on se prend à rêver. L’unité religieuse serait-elle imminente ? Il semblerait que ce qui nous sépare encore relève de différences plus culturelles que véritablement théologiques. Reste le problème, récurrent, de la primauté et de la juridiction du pape. Dans son désir de conciliation, Benoît XVI a renoncé au titre de « Patriarche d’Occident » et déclaré que l’évêque de Rome n’est que le « premier parmi ses pairs » : une formule délicate pour tenter de concilier primauté et synodalite. D’innombrables galaxies Les relations avec le protestantisme sont plus complexes en raison des différences profondes existant entre ses nombreuses communautés. Les luthériens, les réformés, les méthodistes et les évangélistes dessinent de par le monde autant de galaxies parmi lesquelles il n’est pas aisé de se repérer. De plus, alors que pour les catholiques et les orthodoxes l’Eglise se trouve dans l’Institution, dans la succession apostolique, les communautés protestantes ont, de celle-ci, une toute autre approche : elle est vivante dans la Parole qui, indépendamment de tout structure, rassemble les hommes en communautés éclatées ce qui, dans le cadre du dialogue œcuménique, multiplie à l’infini les interlocuteurs. Certains sont très proches de nous. C’est le cas des anglicans dont des groupes de ministres et de fidèles ont souhaité entrer en pleine communion avec l’Eglise catholique. Le Saint Père a entendu leur demande et aménagé leur accueil en sorte qu’ils puissent conserver des éléments de leur patrimoine spirituel et liturgique anglican au sein de l’Eglise romaine. D’autres en revanche, dans leurs récentes prises de position éthiques se sont éloignés du catholicisme. Il semblerait qu’ici se joue, éternellement et à guichets fermés, la querelle des anciens et des modernes. Les orthodoxes privilégient la tradition, que les protestants ont en partie abandonnée au profit de la modernité quand, en quête de l’introuvable synthèse, les catholiques temporisent. AD LIMITS-AUX CONFINS DU POSSIBLE Pour Benoît XVI, l’unité est une passion, dans l’acception plénière du terme. Il est prêt pour elle à s’aventurer au plus loin du dialogue, à la pointe le plus extrême de la frontière dessinée en son temps par Vatican II. Vatican II qui invita les catholiques, jusqu’alors peu soucieux d’œcuménisme, à prendre la route, à cheminer aux côtés de leurs frères orthodoxes et protestants vers la Terre Promise de l’unité chrétienne. Confions à la Vierge Marie, Mère de l’Eglise une et sainte, notre longue marche. Qu’Elle nous obtienne le don de la conversion afin que se réalise, au plus vite, l’aspiration du Christ : « que tous soient un » . Mgr Michel Chafik Recteur de la Mission copte catholique de Paris * Cf. Les Cahiers de Saint François de Sales. N° 19 - Janvier – Février 2011
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