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plan du site Articles 2011 2011 - Révolution du 25 janvier :     (titres des images : précédent ; suivant ; usage au clavier : flèche gauche et flèche droite ; précédent (clavier : flèche gauche) ; suivant (clavier : flèche droite) ; précédent ; suivant ; usage au clavier : flèche gauche et flèche droite)
» plan du site » Articles » 2011 » 2011 - Révolution du 25 janvier : « le choix de l'espérance » 25 janvier 2011 « le choix de l'espérance » Depuis le 25 janvier, du Caire à Alexandrie la colère soulève l' Egypte. "Le peuple avance comme l'éclair, le peuple est montagnes, le peuple est mers, un volcan qui gronde, une tempête qui creuse la terre" chantait Oum Kolsoun à l'époque du panarabisme triomphant. Aujourd'hui les égyptiens croient de nouveau en des jours meilleurs. Pour les coptes cependant, la situation est d'une extrême délicatesse. Certains bravent le couvre-feu et réclament la démission du Raîs qui, depuis un quart de siècle, asservit le pays. Tous aspirent à plus de liberté, plus de justice, plus d'équité dans la redistribution des richesses mais nul ne peut préjuger du sort qui sera réservé aux chrétiens lorsque s'effondrera le pouvoir. Comment ignorer la menace que les Frères musulmans font peser sur l'avenir? Depuis le début de la révolte, ils se rendent indispensables, à tel point qu'El Baradaî a été mandaté par eux pour organiser la transition. Omniprésents sur le terrain, ils soignent les blessés, distribuent des repas, organisent des patrouilles citoyennes, se substituant ainsi à la police défaillante. Dans les cortèges, peu de slogans religieux. Les Frères préfèrent montrer le visage rassurant de certains de leurs dirigeants, des avocats en costumes occidentaux. L'habit, on le sait, ne fait pas le moine et leurs objectifs demeurent inchangés: intensifier l'islamisation de la société, appliquer à la lettre la charia, rallumer si nécessaire le jihad. Comment ne pas évoquer en outre l'exemple irakien? Les chrétiens étaient sans aucun doute mieux traités au temps du Baas qu'ils ne le sont actuellement, preuve, s'il en fallait, que la démocratie ne s'improvise pas. Par ailleurs l'Iran a montré que, dans la région, une dictature peut en cacher une autre. Comparaison cependant n'est pas raison et le pire ne s'avère jamais certain. Si, par malheur, les Frères musulmans devaient prendre le pouvoir en Egypte, les choses auraient le mérite d'être claires. Génial illusionniste, le Raïs a su brouiller les cartes. L'occidentalisation forcée jusqu'à la caricature de Charm-el- Cheigh ne saurait masquer que l'Egypte de Moubarak a, selon la constitution, l'islam pour religion d'état. Quoiqu'il en soit, il y a peut-être d'autres hypothèses, dont l'instauration de l'Etat laïque que chrétiens et musulmans éclairés appellent de leurs voeux. S'il voyait le jour, en vertu du principe selon lequel "la patrie est à tous et la religion à Dieu", les coptes accèderaient à la pleine citoyenneté qui leur est toujours refusée. Portés par l'espérance qu'ils cultivent avec obstination, les coptes font un pari: ils veulent croire que le printemps égyptien fera renaître le rêve alexandrin assassiné la nuit du Nouvel An. Mgr Michel Chafik Recteur de la Mission copte catholique de Paris
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